Incertitudes mais convictions

Critiquer

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Quand on critique (évalue) quelqu’un ou quelque chose de matériel ou d’immatériel, il faut surtout et avant tout être critique envers soi-même et ses méthodologies.

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14 mars 2019

Où est la boussole du genre ?

Pour la plus part le genre ne posait pas de problème jusqu'il y a quelques années.
 
Avec la gender theory, théorie génératrice de ce qu'elle prétend démontrer, le genre n'a jamais été autant construit (artificiel). Au point que le genre est devenu non seulement un problème de société dont on ne cesse de parler (jusqu'à satiété) mais aussi un vrai problème d'identité pour les jeunes qui en arrivent à ne plus savoir qui ils sont.
 
De l'intention excellente d'une société inclusive on en est arrivé à une société "déboussolante". Au point que celui qui était "conforme" par le passé en arrivent à douter de ce qu'il est aujourd'hui.
 
Les normes sont structurantes, sans structure, donc sans norme, sans repère c'est le chaos. Et le chaos c'est tout sauf épanouissant.
 
L'excès nuit en tout.

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12 mars 2019

Justice vengeresse

Attentat au Musée juif : Mehdi Nemmouche condamné à la réclusion à perpétuité.
 
Le peuple est heureux et la presse est satisfaite du résultat de l'instrumentalisation qu'elle a faite du drame.
 
A force de mettre les victimes au centre du débat judiciaire et pénal la justice est devenue, comme je le crains depuis longtemps et surtout depuis les lois renforçant les mesures d'incarcération et rendant plus difficiles les mesures de libération conditionnelle et les congés de réinsertion, un lieu réservé à la vengeance au détriment de tout humanisme et de la réinsertion des délinquants.
 
Cela est confirmé par la politique de toujours plus d'incarcération, de moins en moins de libérations conditionnelles, de moins en moins de congés pénitentiaires et de sous financement des prisons et surtout des dispositifs de réinsertion.
 
De la même manière ne pas rapatrier les djihadistes belges pour les protéger y compris d'eux-même, les juger, les incarcérer le cas échéant, les réintégrés à la société ou pire leur ôter leur nationalité belge est abjecte et contraire à tout principe humanitaire et de droit.
 
De telles dérives sont extrêmement graves et mettent très dangereusement la démocratie en péril.
 
Il ne s'agit pas d'être complaisant, il s'agit de ne pas faire de nous des bourreaux assoiffés de vengeance et faire de notre état, un état totalitaire.

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11 mars 2019

Méditation sur la liberté et la démocratie

La liberté s'acquière par la culture et s'évalue par la capacité à se rebiffer.

En aucun cas la liberté ne s’acquière par les moyens matériels ni ne peut s'évaluer par la quantité de moyens en sa possession pour entreprendre des actions ou acquérir des biens matériels.

Les moyens matériels ne donnent que l'illusion de la liberté. Et même plus précisément c'est une illusion de croire qu'avec plus de moyens matériels on pourrait être plus libre.

Ce n'est pas la loi le meilleur moyen pour réguler la vie sociale mais le partage de valeurs "morales" communes. Et ces valeurs seules l'éducation et la culture peuvent les fournir.

Ce ne sont pas les institutions formelles ou informelles qui font la démocratie mais la culture du débat apaisé.

Pas plus la permanence de la démocratie ne peut être assurée par les institutions. La pérennité de la démocratie n'est assurée que et uniquement par la désobéissance, l'insoumission.

La sécurité n'est pas plus assurée par les institutions, elle ne peut l'être, elle-aussi, que par les valeurs partagées et la capacité à se rebiffer quand ces valeurs ne sont pas respectées.

Dans une véritable démocratie la loi serait inutile puisque c'est le débat qui régulerait la vie sociale.

Les institutions d'une démocratie imparfaite ne servent qu'à et unique qu'à compenser les manquements à la culture du débat apaisé.

Tout dépassement de ce cadre par les institutions fait basculer l’État dans l'autoritarisme.

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10 mars 2019

Gauche sociale VS droite libérale.

"Le libéralisme était une doctrine déduite de la philosophie des Lumières, à la fois politique et économique, qui visait à imposer à l’État la distance nécessaire au respect des libertés et à l’avènement des émancipations démocratiques. Il a été le moteur de l’avènement et des progrès des démocraties occidentales." Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats en Belgique.

De ce point de vue -restreint aux origines- quasi tous les Européens occidentaux sont libéraux.

Mais le libéralisme en tant que mouvement politique a toujours prôné l'accumulation des richesses à son profit égoïste, a toujours défié l'état sauf pour protéger la propriété privée et le droit à l’accumulation de richesses matérialistes, comme il a toujours défendu l'individu contre le social (le commun).

Le libéralisme comme mouvement politique est matérialiste à l'instar du socialisme ou du communisme car ces idéologies sont fondées sur le même paradigme, celui de la nécessité de produire d'avantage de richesses (pour satisfaire les besoins de tous et accroitre ses richesses). Aujourd'hui on produit largement (150%) de quoi satisfaire les besoins primaires de l'ensemble de l'humanité. Le paradigme du XIXe siècle est obsolète.

La différence entre gauche sociale et droite libérale est que :

Une idéologie croit (le terme est choisi) que d'une part le moteur du développement économique est la cupidité égocentrique et d'autre part que la concurrence auto-régule la production.

L'autre idéologie croit que sans contrôle collectif l'égocentrisme individuel débridé ne peut que créer des rapports de forces favorables toujours aux mêmes et crée le chaos conflictuel aussi biens entre acteurs sociaux que dans la production (les crises).

Le premier croit au mythe du mérite justement récompensé et que la concurrence permet à chacun de prospérer et évoluer vers le haut sur l'échelle sociale.

Le second observe et pense que la concurrence ne fait que perpétrer l'ordre social en favorisant toujours d'avantage au cours du temps les dominants.

Pour les origines du clivage droite - gauche voir notamment :

https://www.lepoint.fr/culture/11-septembre-1789-et-le-clivage-droite-gauche-fut-11-09-2017-2156063_3.php

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09 mars 2019

Les économistes sont-ils les mieux placés pour parler de ce qu'ils nomment le "marché" du travail ?

Les économistes (visiblement compétent en tout) sont-ils les mieux placés pour parler de ce qu'ils nomment grossièrement (mal poliment) le "marché" du travail ?
N'est-ce pas plutôt aux psychologues et sociologues de parler des conditions de travail et d'emploi ou plutôt qu'on devrait écouter car beaucoup en parlent mais peu les écoute ?
 
Au lieu des recettes éculées toutes faites et surtout idéologiques des économistes nous aurions sans doute tout intérêt à nous inspirer des questionnements psychologiques et sociologiques pour trouver des réponses ancrées aux réalités sociales à nos questions sur l'emploi et le travail en général.

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Ni le néolibéralisme comme le capitalisme), ni l'écologisme ne sont des humanismes.

Ni le néolibéralisme comme le capitalisme), ni l'écologisme ne sont des humanismes.

Voilà une assertion dont je tiens les arguments qu'il conviendra que j'expose. En attendant contredisez la ou pourquoi pas justifiez la !

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L'idée que nous vivions à crédit n'est-elle pas, en définitive, une idéologie plus qu'une réalité ?

L'idée que nous vivions à crédit sur les potentiels limités de notre planète n'est-elle pas, en définitive, une idéologie plus qu'une réalité ?

En effet notre planète est un univers clos relativement étanche qui disperse moins d'énergie qu'il n'en reçoit.

Certes ce monde change au sens qu'il se métamorphose, qu'il devient différent.

Mais fondamentalement ses potentiels subsistes et même s'accroissent par l'apport d'un surplus énergétique venu du soleil, par l'apport des météorites...

Les mode d'exploitation de ses richesses semblent se complexifier vu que l'activité humaine a tendance à les disperser sur la terre mais parallèlement le génie humain a, depuis la nuit des temps (l'émergence de la conscience), développer des technologie lui permettant d'accéder à des ressources qui jusque là lui était inatteignables. C'est cette capacité à exploiter les ressources qui ont permis aux humains de survivre et de prospérer.

Croire en l'apocalypse climatique ou environnemental est renoncer à croire en l'homme et ses capacités pour succomber aux chimères d'un éden perdu de la faute de l'homme.

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Pouvoir

Le pouvoir, fut-il délégué, n'est-il pas, à y réfléchir, toujours illégitime. A tout le moins, ne devrions nous pas nous représenter le pouvoir comme étant toujours illégitime afin que ceux qui en déposent soient préservés d'en abuser ?

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05 mars 2019

Contre le racisme pour l'irrévérence. Vive le carnaval.

Je suis contre tous les racismes et milite largement contre.


Mais la nature du carnaval est la transgression. Toucher à quelque transgression que ce soit pour l'interdire est tuer l'esprit du carnaval. Le carnaval est le lieu par excellence de la liberté totale et de la tolérance envers tout et tous cela pour rire de tous, ramener tout à la dérision essence même de l'humanité.

Cette transgression à toujours dérangé le peuple (et surtout les édiles) bienpensant. Mais le Roi (le pouvoir) l'a toujours toléré car cette transgression étant circonscrite au temps et lieu du carnaval, elle pouvait d'autant être proscrite en dehors.


Sans cette impudeur, cette irrévérence le carnaval n'existe plus... et le temps de l’expression libérée non plus. La folie devient interdite, la normalité convenue s'impose dans un dictat retentissant.


J'aimerai tant que les juifs rient un peu d'eux-même et des autres. Entre-eux mais surtout avec les autres.

Personne n'est obligé de participer à un Carnaval. La preuve, je n'y vais jamais... sans doute suis-je agoraphobe... et je vous permet d'en rire.

Et tant mieux si le carnaval dérange!

Le puritanisme hygiéniste d'aujourd'hui est liberticide à l'extrême. Il constitue une idéologie des plus intolérantes.